Les Vivres de l’Art font vivre la création contemporaine à Bordeaux, à Bacalan

Les Vivres de l’Art font vivre la création contemporaine à Bordeaux, à Bacalan

À Bordeaux, la recherche « vivre de l’art » mène aussi aux Vivres de l’Art, un lieu de création contemporaine installé dans le quartier de Bacalan. Ateliers d’artistes, galerie, patrimoine industriel et espaces extérieurs s’y côtoient. Le site propose une autre manière de découvrir la scène culturelle bordelaise, au plus près des œuvres en cours de création.

Un pôle artistique vivant dans le quartier de Bacalan

Les Vivres de l’Art ne sont pas un musée organisé autour d’un parcours fixe. Le lieu réunit des ateliers indépendants, une galerie d’art et des espaces extérieurs qui accueillent la création, la production et la diffusion des œuvres. Cette organisation permet au public d’approcher le travail artistique avant l’accrochage final, lorsque les idées prennent encore forme dans les ateliers.

Les Vivres de l’Art à Bordeaux dans le quartier de Bacalan
Les Vivres de l’Art à Bordeaux dans le quartier de Bacalan

La vocation du site est transdisciplinaire. Sculpture, installation, design, pratiques plastiques et projets hybrides peuvent s’y croiser selon les artistes accueillis et les expositions présentées. La galerie rend les productions visibles, tandis que les ateliers offrent aux créateurs un espace de travail et de mise en réseau. Les Vivres de l’Art associent ainsi création actuelle, accompagnement des artistes et rencontre avec les visiteurs.

Un espace culturel ouvert sur son environnement

À Bacalan, ce lieu artistique donne une fonction contemporaine à un patrimoine ancien. La place publique réaménagée et le jardin partagé prolongent la visite au-delà de la galerie. Ils permettent de prendre le temps d’observer l’architecture, de passer dans le quartier, d’assister à un événement ou d’échanger autour d’une démarche artistique.

Cette ouverture réduit la distance entre l’œuvre, l’artiste et le public. Les Vivres de l’Art s’inscrivent ainsi dans une logique de démocratisation culturelle, en reliant la création contemporaine à la vie locale. Le site accueille des visiteurs qui viennent pour une exposition, mais aussi ceux qui souhaitent découvrir un lieu artistique en activité et son environnement patrimonial.

Des Vivres de la Marine à un site de création contemporaine

Les Vivres de l’Art occupent les anciens bâtiments des Vivres de la Marine, un ensemble patrimonial classé aux Monuments Historiques. L’architecture comprend trois bâtiments, dont deux pavillons encadrent la place Victor Raulin. Cette histoire donne au lieu une présence particulière : les volumes, les traces du temps et les usages passés influencent la perception des œuvres.

Localisation des Vivres de l’Art à Bordeaux

Le patrimoine n’est donc pas un simple décor. Il accompagne les expositions et modifie la manière de circuler entre les espaces. Une sculpture, une installation ou un objet de design ne se découvre pas de la même façon dans un bâtiment ancien, marqué par son histoire, que dans une galerie contemporaine neutre.

Trois étapes qui ont façonné le projet

L’histoire récente du site s’est construite par étapes. En 2003, le sculpteur Jean-François Buisson s’installe dans un pavillon. Le projet des Vivres de l’Art émerge ensuite en 2008, avant la signature, en 2009, d’un bail emphytéotique avec la mairie de Bordeaux. Ces dates marquent la transformation progressive d’un ensemble dégradé et partiellement abandonné en lieu culturel.

La réhabilitation ne cherche pas à effacer les traces de l’ancien pour installer un espace neuf. Elle vise à rendre les bâtiments habitables, productifs et accessibles grâce aux usages artistiques. Pour le visiteur, cette superposition des époques compte beaucoup : il ne découvre pas uniquement une galerie, mais un patrimoine architectural remis en mouvement par les ateliers, les expositions et les activités du site.

Jean-François Buisson et l’art de transformer les rebuts

Jean-François Buisson est l’une des figures centrales des Vivres de l’Art. Son atelier de sculpture inscrit le projet dans une pratique attentive aux formes, aux assemblages et à la transformation des matériaux. Autour de cet atelier, le lieu accueille des artistes disposant de compétences spécifiques et favorise la production d’œuvres ainsi que leur présentation au public.

Le réemploi comme langage plastique

Dans certaines démarches liées au lieu, des matériaux mis au rebut deviennent le point de départ de nouveaux objets ou de nouvelles installations. Le réemploi de caoutchoucs et de chambres à air de camion et de tracteur a notamment conduit à transformer des matières industrielles en accessoires de mode, avant d’ouvrir la recherche vers la sculpture et l’installation. La marque d’éco-design La Recyclette a été créée en 2010 dans cette perspective.

Un matériau usé conserve les traces de son usage : pression, frottement, circulation, plis et marques. Lorsqu’il entre dans une œuvre, il garde une partie de cette histoire. L’artiste ne transforme donc pas uniquement une matière abandonnée en objet. Il fait apparaître son parcours, de la route ou de la machine jusqu’à l’espace d’exposition. Le réemploi prend alors une dimension esthétique, écologique et mémorielle.

Cette approche évite de réduire l’éco-design à une question d’apparence. Elle interroge la consommation, les déchets, l’exploitation des ressources et les conséquences matérielles des modes de vie contemporains. Certaines œuvres font ainsi émerger une poétique du déclin : ce qui devait disparaître devient une surface, un volume ou une présence qui oblige à regarder autrement les traces de l’activité humaine.

Ce que l’on peut voir et faire sur place

La programmation des Vivres de l’Art évolue selon les expositions, les événements et les projets en cours. La galerie présente les productions diffusées par le lieu, tandis que les ateliers rappellent que la création ne se limite pas à l’accrochage final. Selon la période, la visite peut donner accès à des sculptures, des installations, des propositions collectives ou à des rencontres avec les artistes.

  • Observer l’architecture des anciens Vivres de la Marine et la place Victor Raulin ;
  • Visiter la galerie et découvrir les œuvres exposées ;
  • Comprendre le lien entre atelier, production artistique et diffusion ;
  • Profiter des espaces extérieurs, dont le jardin partagé ;
  • Suivre les actualités culturelles et les rendez-vous annoncés par le lieu.

Pour profiter pleinement de la visite, il est préférable d’aborder Les Vivres de l’Art comme un lieu en activité. Une exposition ne se découvre pas de la même manière dans un bâtiment patrimonial, à proximité d’ateliers et d’espaces publics. Prenez le temps de circuler, d’observer les matières et de relier les œuvres à leur environnement architectural. Cette attention permet de mieux comprendre la cohérence du projet.

Le site convient aussi aux visiteurs qui souhaitent découvrir la création contemporaine sans se limiter à une succession d’œuvres exposées. Les espaces, les matériaux et les usages donnent des repères pour comprendre le travail des artistes et la place de la production dans un lieu culturel indépendant.

Adresse, horaires et préparation de visite

Les Vivres de l’Art se trouvent au 2 bis rue Achard, 33300 Bordeaux, dans le quartier de Bacalan. La galerie est annoncée ouverte du mardi au vendredi, de 14 h à 18 h. Ces horaires peuvent évoluer selon les expositions, les jours fériés ou les événements. Vérifiez donc les informations avant de vous déplacer.

Information À retenir
Adresse 2 bis rue Achard, 33300 Bordeaux
Quartier Bacalan
Galerie Du mardi au vendredi, de 14 h à 18 h
Groupes Visites possibles sur rendez-vous

Les groupes, associations, établissements scolaires ou visiteurs qui souhaitent organiser un temps de médiation doivent prendre rendez-vous en amont. Pour connaître la programmation, les conditions d’accueil et les éventuelles ouvertures exceptionnelles, consultez le site des Vivres de l’Art. Cette vérification permet aussi de repérer une exposition, une porte ouverte ou une rencontre avec les artistes pendant votre venue.

À découvrir ensuite